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SANTE - BIEN-ETRE
Alimentation et hygiène de vie : l’été
En préambule, je précise que les éléments qui vont suivre sont des conseils généraux d’hygiène de vie destinés aux personnes en santé qui souhaitent avoir une action d’entretien et de prévention. Ces conseils ne peuvent être suffisants pour toute personne souffrant de pathologie.
Introduction : Je vous propose avant de commencer un temps d’observation sur la saison :
A quoi correspond l’énergie de l’été ? Période qui correspond au feu : à la plénitude de l’énergie, c’est l’âge adulte. Au niveau de l’environnement, c’est un moment fort des récoltes au potager et dans les vergers.
Au niveau de l’homme, c’est le moment où nous sommes le plus créatif.
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Rappel des principes fondamentaux d’alimentation source de santé et d’énergie
Pour que l’aliment soit notre carburant il est important de veiller à appliquer quelques règles.
Tout d’abord, les principes sur lesquels les différents courants d’alimentation saine s’entendent :
1° principe : Consommer des produits de saison et de terroir (liste jointe),
2° principe : utiliser des produits sains, naturels, vivants : plutôt biologiques ou de son jardin, d’un petit producteur qui modère les traitements sur ses récoltes… des produits poussés sans engrais chimiques, pesticides et herbicides. De préférence des aliments poussés en lien avec l’énergie de la terre et du ciel. (Éviter des légumes poussés sous serre)
3° Ensuite, il me semble important d’y ajouter la conscience et le plaisir (cf alimentation source de santé et d’énergie – équilibre acido-basique - mai 2007)
4° Enfin, veiller globalement à l’équilibre acido-basique de son alimentation pour éviter de générer un déséquilibre trop important et difficile à réguler.
5° Pour simplifier, je vous propose un schéma vous exposant les principes d’une alimentation équilibrée :
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| 50% Fruits (en moyenne 2/j) et Légumes |
25% Céréales : pain, riz, millet, orge, petit épeautre… |
25% Protéines végétales (légumineuses) ou animales (viande, poisson, œufs, laitages) |
Ajouter à ces proportions l’huile vierge de première pression à froid (cf résumé de mai 2008) et des graines germées (en petites quantités) pour le plein de vitamines.
NB : Quinoa et Sarrasin sont des céréales très riches en protéines
Rappel :Selon la sensibilité de chacun, il pourra être nécessaire d’appliquer les principes de compatibilité alimentaire. (cf résumé mai 2007)
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Quelles sont les caractéristiques de l’été ?
Rappel des principes fondamentaux : A chaque saison correspondent des organes (organe et viscère), une émotion, une couleur, une orientation cardinale, un élément, une texture, une odeur, une période de la vie, un moment de la journée, un mode cuisson, une saveur. Les saisons énergétiques sont un peu décalées des saisons calendaires et pour que le système soit dynamique, une inter-saison correspondant à l’énergie de la terre, donc du centre, s’intercale entre chaque saison.
Puisque je fais allusion ici à des principes de « diétothérapie » chinoise, je rappelle que la médecine chinoise est aussi et d’abord une médecine de prévention : lorsque nous parlons de « déséquilibres », il s’agit de déséquilibres énergétiques. Si les équilibres sont rétablis, les maladies peuvent être évitées. Seul un thérapeute en médecine chinoise est apte à interpréter les manifestations de ces déséquilibres.
L’été est caractérisé par les spécificités suivantes :
Le rouge est la couleur du sang.
La qualité du flux sanguin va influer sur la coloration du visage, des lèvres, de la langue…
L’organe maître est le cœur
Le cœur transporte le sang par l’intermédiaire des vaisseaux sanguins et il contrôle la transpiration. Il se manifeste dans le teint : Une circulation efficace se traduit par un teint rosé et brillant, des extrémités chaudes (pieds et mains). Lorsque la fonction cardiaque est défectueuse, le teint est pâle et terne et les extrémités sont froides. Le cœur contrôle également la transpiration (sang et liquides organiques ont une origine commune). Des sueurs « anormales » peuvent révéler l’état de l’énergie au niveau du cœur.
L’entraille relié au cœur est l’intestin grêle
Sa fonction digestive consiste à recevoir les aliments et boissons après le travail de digestion de l’estomac. Il continue la transformation de la nourriture en éléments assimilables et éléments non assimilables.
Le sens de la saison été est celui de la parole et du goût. On dit aussi que le cœur s’ouvre à la langue. Le pôle cœur est donc relié au sens du goût. Une langue en bonne santé : rouge pâle, permet de percevoir les 5 saveurs. Une langue blanche perçoit mal les saveurs et une langue rouge et sèche ne perçoit pas la saveur amère. Le cœur contrôle la parole. Les troubles ou excès d’énergie vont donc se traduire au niveau du flux de parole. Parler sans arrêt, Bégayer peuvent être des signes de déséquilibre au niveau du cœur. Le volume de la voix informe également sur l’état du cœur.
La saveur de l’été est l’amer.
La saveur amère diminue l’énergie en excès, la chaleur. Elle tempère les effets du piquant. (en lien avec le poumon). Elle a un effet desséchant et durcissant sur le pôle cœur intestin grêle. A dose modérée, elle nourrit le cœur et ses correspondances. On retrouvera la saveur amère (à degrés différents) dans le pissenlit, les épinards, la blette, le brocoli, la courgette, la chicorée, le poivron, l’ortie, la mâche, le concombre, le haricot vert, la pastèque, le melon, la tomate, certains fruits rouges.
L’excès d’amertume (café, chocolat noir) nuit au cœur, blesse le Qi, dessèche la peau et affaiblit les os.
L’émotion liée au coeur est la joie. Les différentes formes de joies : du contentement à l’amour passion. Si la joie est en excès : un état d’excitation, elle peut entraîner des déséquilibres au niveau du cœur. Et inversement, une diminution de joie de vivre par manque d’énergie peut entraîner une tristesse qui affecte le cœur par vide de sang. Le rire lorsqu’il est inapproprié indique également un déséquilibre du pôle cœur intestin grêle.
Le mode de cuisson des aliments en été est la flamme donc la grillade pour les viandes et légumes. En veillant à mettre les aliments à distance des braises pour éviter les fumées toxiques cancérigènes générées à température élevée. (Eviter de consommer les aliments carbonisés). La cuisson au four (rôtie). Sachant que la saison d’été est la saison privilégiée des crudités.
La texture correspondant à la saison est la texture fibreuse, ou filandreuse, de la viande rouge.
L’odeur est l’odeur âcre du roussi, du brûlé, du torréfié.
Après avoir vu les spécificités de l’été, nous allons voir comment adapter notre alimentation pour la saison.
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Comment adapter son alimentation en été ?
En été, privilégier une alimentation légère, riche en vitamines et en eau (pour hydrater les cellules en période de chaleur) : où prédominent les crudités et les fruits bien mûrs.
Quels produits privilégier en été, outre les produits de saison et de terroir ?
Je vous soumets la proposition de Dr Lilian LE GOFF dans son ouvrage « Nourrir la vie » qui peut vous orienter :
• Légumes verts de manière générale
• Les céréales : orge (rafraîchissante), riz (neutre).
• Type de viande : le poulet
• Poissons à chair maigre
• Corps gras insaturés (notamment huiles de bonne qualité HVPPF – cf printemps)
Revoyons ensemble les produits de juin à août :
De nombreux légumes d’été ont une saveur amère, saveur de la saison : Artichauts, asperges, concombre (à râper très fin avec la peau et les pépins, saler pour augmenter sa digestibilité surtout en le consommant quelques heures après), haricots verts et mange-tout, les salades en général, épinards, tomates (bien mûries moins acidifiantes et mieux tolérées sans peau et pépins), petits pois, rhubarbe, fèves, melons, carottes…
De nombreux fruits rouges apparaissent en été, couleur de la saison : Fraises, cerises, groseilles, abricots, pêches, cassis, reines Claude, prunes, mirabelles, figues fraîches, brugnons, mûres, …(les fruits à noyaux doivent être consommés avec modération, surtout cuits, difficiles à digérer)
Vous pouvez trouver les caractéristiques et intérêts nutritionnels de tous ces fruits et légumes sur le site www.aprifel.com. Des idées recettes sont également proposées pour varier les plaisirs…
Pour adapter votre alimentation, vous pouvez aussi vous baser sur la nature des aliments afin de maintenir un équilibre entre intérieur et extérieur.
Rappels : quelques aliments classés selon leur nature* :
(effet produit sur notre organisme après assimilation)
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En fin de printemps (comme en été) préférer les aliments de nature fraîche et neutre. En cas d’échauffement excessif, utiliser des aliments de nature froide.
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Cette information est à croiser avec celle des produits de saison et de terroir.
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| Aliment de nature froide |
Algues, asperges, aubergine, concombre, tomate (selon maturité), Haricot mungo, Sel, Crabe, Banane, pamplemousse, pastèque, rhubarbe, châtaigne d’eau |
| Aliment de nature fraîche |
Pomme, sarrasin (sauf kasha), marjolaine, avoine, millet, orge, champignons de Paris, menthe poivrée, tofu, épinards, cresson, blé, radis, salicorne, huile de sésame, canard, porc, lapin, fruits de mer, melon, raisin blanc, bière, thé, soja vert, laitue |
| Aliment de nature neutre |
Azuki, abricot, bœuf, betterave, fève, chou, carotte, céleri, maïs, canard, œuf, figue, miel, haricot rouge, réglisse, lait de vache, olive, cacahuète, porc, pomme de terre, riz, seigle, sardine, hareng, navet, fromage frais, olives, pois chiche, pois frais, haricots verts, sésame, seiche, carpe, amande, figue, fraise, framboise, mûre, noix, prune, raisin noir |
*sources : La table du dragon de Georges CHARLES et Santé : la voie chinoise de Dr Stephen GASCOIGNE
Je vous propose de prendre un temps pour le coeur, organe de la saison, et l’intestin qui lui est relié. Je vous communique donc à titre d’information, une liste (non exhaustive) devant permettre de repérer ce qui est favorable au bon fonctionnement de ces organes et ce qui est plus néfaste. Le but de connaître ces éléments est de pouvoir adapter son alimentation et son mode de vie si un déséquilibre au niveau de ces organes est observé ou identifié. Je donne ces éléments à titre indicatif. Chaque personne est différente, et évolue, c’est pourquoi je ne peux que recommander de consulter un thérapeute.
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| Les amis du système vasculaire* |
Les ennemis du système vasculaire * |
| Repos |
Sel en excès, café, thé, alcool,(perturbe le fonctionnement cellulaire, atteint les fibres musculaires), tabac, viandes (sources de matières saturées souvent en cause dans les maladies cardiovasculaires) |
| Fruits, légumes |
Sucre raffiné (pouvant également être à l’origine de troubles cardiovasculaires), ou sucre complet en excès |
| Puisque "quand le ventre va, tout va", l’intestin grêle qui est relié au cœur mérite que nous sachions comment en prendre soin |
| Les amis des intestins* |
Les ennemis des intestins* |
| Les graisses insaturées : HVPPF ou oléagineux |
Les produits raffinés qui durcissent les selles |
| Les fibres végétales dans les légumes verts et les fruits |
Le sucre blanc qui favorise la prolifération bactérienne et la fermentation |
| Les vitamines du groupe B présentes notamment dans les céréales complètes (biologiques), les levures, les légumineuses, légumes verts |
L’excès d’alcool, de café, de piment fort, de tabac et de boissons gazeuses |
| Le magnésium, le pollen, la propolis et les probiotiques, le jus de choucroute qui régénèrent la flore intestinale |
Les huiles raffinées, et la margarine qui stimulent anormalement la production de bile |
| L’argile, et le charbon végétal activé, absorbants des gaz intestinaux, des impuretés et des toxines |
Les graisses animales qui fragilisent la membrane |
| Le jus de myrtille |
Déficit en minéraux, oligo éléments et vitamines |
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La viande pauvre en fibres, responsable de putréfaction |
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Les traitements antibiotiques (bien reconstituer la flore intestinale pendant et après un traitement) |
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Le stress |
Quelques idées de desserts peu sucrés mais bons !
Pourquoi ? Le sucre crée des réactions acides de fermentation qui agressent la muqueuse intestinale. Avec le temps, selon les individus, la consommation de sucre peut être allergisante, déminéralisante et fragiliser le système immunitaire. (la paroi intestinale doit être en bon état pour que l’immunité soit forte, elle empêche les toxines de passer dans le sang). Il est donc important d’en consommer avec modération et dans tous les cas de préférer le sucre non raffiné au sucre blanc.
Les desserts sont tout de même possibles, voici quelques recettes simples et source de plaisir…
FLAN AUX FIGUES
Pour 3 pers
Verser 1 verre de lait végétal dans un saladier, ajouter 1 œuf et battre le tout. Couper 5 figues en morceaux, les ajouter au mélange et mixer. Incorporer 1 cuill à s de maïzena, mélanger et verser dans 3 ramequins. Cuire à four chaud th 7. Laisser refroidir. Couper une figue en 3 pour en disposer sur chaque ramequin
POIRES AU CHOCOLAT
Un fruit et 2 carrés de chocolat noir par personne
Faire cuire les poires dans du jus de poires pur jus, sans sucre ajouté, les mettre dans des ramequins individuels, faire fondre le chocolat dans le jus de poire qui a servi à cuire les poires. Napper les poires cuites du chocolat fondu
MACARONS aux FLOCONS
Mettre des flocons de millet de quinoa à tremper dans de l’eau pour les faire gonfler. A part, mettre des raisins secs (ou figues ou pruneaux) à tremper dans l’eau.
Après trempage (1/2h) ajouter de la noix de coco, de la cannelle, de la crème de soja, du gingembre, du sel (pour faire ressortir la saveur douce) quelques gouttes d’Huile Essentielle de citron, un peu d’arrow root (ou maizena) mettre sur une plaque allant au four, en forme de macarons.
CLAFOUTIS (c’est la saison du clafoutis aux cerises)
Pour 4 pers
80 g de farine bise, 1 cuil à soupe de purée d’amandes, 2 œufs, 25 cl de lait soja vanillé, 45 cerises dénoyautées, (1 à 2 cuil à café de miel) une pincée de sel. A faire en toutes saisons avec fruits frais du moment et/ou secs (pruneaux, raisins, figues, dattes en petites quantités)
COMPOTES DE POMMES
1,5 fruit / pers
Peler et épépiner les pommes les mettre en morceaux dans une casserole à fond épais ou cocotte en fonte. Cuire à feu doux jusqu’à ce que les pommes soient fondues. Selon le degré d’eau contenu dans les pommes, il est possible de devoir ajouter de l’eau ou du jus de fruit (poire, pêche, abricot….). Pour sucrer, ajouter des raisins secs, ou des dattes ou figues en petits morceaux. A la fin, un peu de jus de citron est conseillé si la consommation est prévue le lendemain. Des amandes ou noisettes ou noix en petites quantités et en petits morceaux agrémentent agréablement ce dessert ainsi que des épices de type cannelle, noix de muscade, gingembre…
MOELLEUX AU CHOCOLAT (l’indispensable : à tester !)
1 tab de chocolat de 200 g à fondre avec un peu d’eau. Puis incorporer 2 cuil à s. de purée d’amande. Séparer les blancs des jaunes de 6 œufs. Monter les blancs en neige les mettre au frais, mélanger les jaunes avec 3 cuil à s. rases de farine de kamut, 1 yaourt de brebis, 3 cuil à s. de sirop d’agave, y incorporer la sauce chocolat puis les blancs délicatement.
Cuire à four chaud 10 min th 7 puis th 5 pdt 15 min
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Objectif de l’été : s’occuper de son ventre
En médecine chinoise, un adage dit "quand on est mal dans son ventre, on est mal dans sa tête", c’est pourquoi je propose de consacrer un temps à comment prendre soin de ses intestins.
La paroi intestinale du grêle est un immense filtre avec une surface fonctionnelle de plus de 100 m². Cette barrière est notre protection interne, elle nous sépare des agents nocifs de l’environnement que sont les parasites-bactéries, virus, aliments non complètement digérés. Elle doit être préservée pour favoriser le fonctionnement du système nerveux, éviter les inflammations et se prémunir des infections et des douleurs ostéo articulaires. L’acidité est néfaste pour la paroi intestinale. En cas de réactions acides et de fermentation, la barrière intestinale est attaquée, elle devient poreuse : de grosses molécules arrivent alors à passer la paroi et vont dans le sang. Si vous vous sentez fragile à ce niveau, ou simplement par prévention, pour prendre soin de son organisme au quotidien, quels sont les comportements sur lesquels agir pour soutenir la muqueuse intestinale ?
1. mastiquer correctement ses aliments pour éviter les problèmes de digestion des farineux et des légumes : les fibres non réduites en purée créent une ulcération de la paroi, qui à la longue provoquera des effets secondaires indésirables comme des diverticules. La mastication permet notamment de casser les fibres et faciliter l’action des enzymes digestives. Elle stimule les sécrétions salivaires puis biliaires et pancréatiques, ce qui entraîne l’augmentation des sécrétions dans l’intestin. Si la mastication appliquée et consciente demande trop d’efforts, râper très fin voire mixer les légumes – à tester : les purées crues de légumes. C’est d’autant plus important que les aliments crus entretiennent la vitalité de la structure de la paroi intestinale.
2. Eviter de boire de l’eau froide pendant le repas, préférer un peu de vin à tanins, du thé ou de la tisane (qui développe les enzymes digestives)
3. Si la paroi intestinale est fragile (poreuse), consommer peu de céréales riches en gluten, préférer sarrasin, millet, quinoa, riz, épeautre,… et les légumineuses (haricots secs, lentilles, pois chiches, pois cassés, azukis…) voire supprimer tous produits à base de blé. (signes éventuels d’intolérances au gluten : migraines, eczéma, douleurs, asthme, allergies de printemps…à vérifier avec un thérapeute)
4. consommer des produits cicatrisants pour les intestins comme les flocons d’avoine : les mettre à cuire dans l’eau froide pour obtenir un aliment "gélifiant" qui aura un effet de baume sur la muqueuse. Les flocons d’avoine sont en plus : « toniques » du système nerveux central et « régulateurs » de la thyroïde. Egalement, des galettes de sarrasin, l’orge, le riz glutineux…
5. consommer des aliments riches en lacto bactéries : légumes lactofermentés, pain au vrai levain, soja fermenté (shoyu, tempeh, tamari, miso…) riche en acides aminés essentiels, micro nutriments et enzymes. Ces aliments entretiennent la flore intestinale.
6. consommer des probiotiques et des prébiotiques* contenus dans le kéfir, les yaourts, la choucroute. Des compléments de type "pré bio 7" ou "lactospectrum", lab base (contient également du charbon) pourront être nécessaires pour aider la flore à se rétablir, si vous avez suivi un traitement antibiotique ; consommer de l’ail et de l’oignon.
7. éviter certaines associations : prendre au même repas des céréales et des fruits, association source de fermentation acide
8. les amateurs de miel le savoureront de préférence seul, dans une tisane par exemple, pas trop chaude, le miel a la propriété de tout faire fermenter. Il vaut mieux éviter de l’associer lorsque des signes d’acidification sont décelés (cf résumé de mai 2007)
9. pratiquer des respirations profondes : elle produit un massage qui permet au sang de passer dans toutes les villosités de l’intestin grêle. Et se masser le ventre dans le sens des aiguilles d’une montre, de l’extérieur vers l’intérieur. (sauf en cas de diarrhée)
10. veiller à l’équilibre acido-basique par son alimentation et son hygiène de vie : diminuer le stress, pratiquer une activité en plein air, bouger, si ce n’est pas suffisant la passiflore ou la valériane peuvent aider en extrait de plantes fraîches, prendre du jus de légumes type Breuss (reminéralisant) ou du jus de myrtilles – en petites quantités - excellent purifiant du milieu intestinal, boire du jus de pommes de terre ou du jus de choucroute pour alcaliniser : neutraliser l’acidité.
11. Pour ceux qui peuvent : boire un verre d’eau tiédie au lever ¼ d’h à ½ h avant de prendre son petit déjeuner.
12. consommer des aliments riches en fibres
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Le sujet de la saison : les fibres
Il est recommandé de se nourrir d’aliments riches en fibres pour prendre soin de ses intestins : où les trouver et quelles sont leurs propriétés ?
Généralement, vous allez les trouver dans les céréales complètes biologiques et les légumineuses, dans les fruits d’été comme le cassis, les framboises, les groseilles…
La condition pour en bénéficier ? Bien mastiquer (et oui encore !) les fruits et légumes pour « casser les fibres » et faciliter l’action des enzymes digestives. En stimulant les sécrétions salivaires, les sécrétions biliaires sont stimulées également puis pancréatiques, ce qui finalement augmente les quantités de sécrétions dans l’intestin.
Globalement, les fibres augmentent le volume et la viscosité du bol alimentaire au contact des sécrétions liquides. Ceci a des effets sur le plan digestif et sur un plan métabolique par voie de conséquence :
Sur le plan digestif les fibres :
• Régulent la faim / satiété : tempèrent l’appétit
• Stimulent la digestion
• Régularisent le transit
• Equilibrent la flore intestinale
Sur le plan métabolique, les fibres :
• Ont un effet tampon sur les sucres et les graisses
• Evitent l’hyperglycémie, les excès de graisses dans le sang
• Diminuent les risques de cholestérol
• Jouent un rôle anti-oxydant
Comment choisir ses aliments en fonction de leurs apports en fibres ?
Source : Nourrir la vie, Dr Lilian LE GOFF
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| Aliments riches en fibres |
Aliments pauvres ou appauvris en fibres |
Aliments dépourvus de fibres |
Légumineuses 17,5 g/100 g Céréales complètes 10,5 Fruits séchés 10 g Fruits oléagineux 8 g Légumes 1 à 4 g Fruits frais 0,5 à 2 g |
Céréales et produits céréaliers raffinés Végétaux issus d’agricultures intensives Végétaux primeurs |
Produits animaux Produits riches en graisses (sauf oléagineux) sucre raffiné |
Les salades équilibrées de l’été
Salade de pomme de terre, haricots verts, poivrons rouges, oignons frais (pour ceux qui aiment), et une protéine animale au choix : thon, œuf dur, anchois… du persil frais, de la ciboulette.
Salade orientale de quinoa aux carottes préalablement cuites à la vapeur avec de l’ail, du cumin des feuilles de coriandre, du gingembre
Salade de riz aux tomates, pois chiches, carottes, courgettes, curcuma, cumin, origan
Salades de carottes crues, graines germées de haricots mungo, tomates bien mûres, maïs (biologique, au moins sans ogm et sans en abuser, le mais est irritant pour l’intestin), et des herbes fraîches (persil, ciboulette…)
Salade de courgettes crues, tomates, basilic frais, feta et quelques amandes effilées grillées (les amandes sont inutiles mais c’est très bon) (ici éviter d’associer une céréale moins digeste avec le fromage)
Salade de riz au tempeh mariné dans le tamari, avec carottes rapées, avocat, céleri en branches, estragon frais
A composer soi-même en s’amusant sur la base de l’association suivante : un « farineux » (en petite proportion), une protéine (pensez aux légumineuses cuites ou germées) des légumes, des herbes et épices, une huile de bonne qualité HVPPF (olive, tournesol, colza, sésame…), un peu de jus de citron ou du jus de choucroute ( essayer ?) de la couleur, des textures, des saveurs…
A vous de jouer, d’expérimenter, d’observer ce qui vous convient, ce qui vous plait…
Bon appétit
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Quelques produits de soutien spécifiques de l’été ?
Neutraliser l’acidité : l’équilibre acido basique est la première clé, faciliter la digestion, nettoyer les toxines de l’intestin. Vous êtes concernés d’abord si vous vivez une sensation de mal-être indéfinissable, une sensation de confusion, (souvent reliée à un problème d’intestin grêle), ou si vous avez des problèmes de peau (type eczéma, ou au niveau du visage) ou encore si vous avez un terrain allergique. En présence de pathologies, la consultation d’un praticien de santé s’impose.
(La liste proposée n’est pas exhaustive)
Le jus de myrtille : purifiant de l’intestin, indiqué en cas de diarrhée. Dans la myrtille, la vitamine C atteint en moyenne 20 mg aux 100 g, potentialisée par une concentration assez remarquable de substances flavonoïdes spécifiques ayant une action anti-oxydante, et leur présence est nécessaire pour que la vitamine C puisse jouer son rôle anti-scorbutique. Par ailleurs, elles jouent un rôle de protection vis-à-vis des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, elles favorisent une bonne fluidité du sang. Sous forme de fruit, les fibres de la myrtille sont abondantes : 3 à 5 g aux 100 g (et dans certaines variétés sauvages, elles peuvent atteindre ou même dépasser 8 g aux 100 g). Les fibres insolubles (cellulose et hémicelluloses) représentent 70 % du total, les fibres solubles (pectines essentiellement) 30 %. Ces fibres apportées par la myrtille ont une action régularisatrice sur les intestins, et sont généralement bien tolérées. Le jus conserve les propriétés anti inflammatoires et anti scorbutiques, protège les vaisseaux et régule les intestins. Il a l’avantage d’être disponible toute l’année. En cure pendant la saison : 2 cuil à soupe 3 fois / jour.
L’argile cicatrise en cas d’inflammation, agit déjà au niveau de l’estomac puis de l’intestin. (cf résumé de décembre 2007)
Le jus de choucroute. Permet de réguler l’équilibre acido basique. Il désinfecte l’intestin, entretient et reconstruit la flore intestinale. Le jus de choucroute en plus d’être alcalinisant, atténue l’inflammation, conseillé en cas de chaleur, et de "coup de chaud". Jusqu’à ½ bouteille par jour pour une personne acidifiée. A prendre diluée dans de l’eau tiède au début, augmenter progressivement les doses.
Le charbon végétal activé, indiqué pour les personnes ayant de « mauvaises habitudes » alimentaires. Il purifie l’intestin, peut être pris en cure de 15 jours. Le charbon sera également indiqué en cas d’allergie solaire ou d’insolation. Le charbon est à éviter en association avec tout autre traitement dont sa prise peut annihiler les effets.
Ces cures s’entendent « Au choix » : ne pas cumuler les cures.
Pour ceux qui aiment la tisane :
Le romarin évite les fermentations intestinales.
La menthe évite les ballonnements, lourdeurs et nausées. Elle stimule l’estomac et la vésicule biliaire. Le soir la menthe peut être remplacée par la mélisse, la marjolaine, la verveine odorante. Le mélange mauve/anis/cumin après le repas. Le thym désinfectant (efficace en soutien en cas d’intoxication)
Je vous souhaite de vivre une belle saison.
Et je vous remercie pour tout le plaisir que j’ai eu à préparer et donner ces interventions
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